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Photographie numérique,
Être arbre
2018




DÉMARCHE PERSONNELE




En une génération, je suis passsée de vivre dans un petit village de Colombie à Paris. C’est l’écart si rapide entre ses deux modes de vie, de mes grand parents paysans dans une campagne Colombienne et de moi même aujourd’hui parisienne, qui propulse mon travail plastique et ma pensée photographique. Mon art est pourtant lié aux lieux où je le pratique et les idées qui en ressortent ont une portée universelle.

À partir des trouvailles* ou des recherches insitu je crée des scènes multimedia fictionnels qui donnent à voir une situation environemmentale, sociale, politique donnée. Je tiens à fabriquer ses autoconstructions qui multiplient les points de vues.

Des actions et des activations sont souvent réalisées. Elles ont lieu soit à l’intérieur même de l’image, où je me mets en scène; soit dans des ateliers à pédagogie horizontale avec des habitants du territoire; soit dans l’espace d’exposition par de performances avec des tiers invités.

J’ai récemment travaillé sur une idée de l’Anthropocène au sens de Bruno Latour. A travers des symboles*, je montre une terre et une humanité qui se transforment en profondeur.

* Trouvailles : au sens de J. L. Borges, comme M. Untel dans  “Un Monument”, qui sort de chez lui à la recherche d’un sujet mais cette chasse mentale est moins le fait d’un artiste que d’un pourchasseur de surprises.
* Symboles : une espèce d’arbre qui meurt, une paysan.ne vaincu.e, des triangles qui contiennent de la terre semé, une constellation d’objets de rebours au lieu des étoiles, une mère-terre sur un radeau, ainsi de suite.


ANA