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LETTRE À ISAAC





Lettre à Isaac, vidéo Full HD (1080p) transférée à H.264, 11’00 min, 2021
(pour regarder la vidéo me contacter svp)



FR

Cette vidéo est un parcours sensible qui raconte à mon fils la situation actuelle de l'écologie, en mode féministe et maternelle aux couleurs sorcières, païennes, et autonomes. Les photographies et les vidéos font partie de mes archives de 2012 à 2020, issues de voyages entre la Colombie et la France. Il y a des citations écofémnistes, notamment des écrivaines et militantes comme Starhawk, Dona Haraway et Isabelle Stengers. Faisant référence à cette dernière dans un article sortie dans la revue Jef Klak “Terre de feu” en janvier 2021. Je donne des outils rituels à mon enfant Isaac pour transformer son lien à la terre et aux femmes, malgré la société.

ES
Este video es un viaje sensible que le cuenta a mi hijo la situación actual de la ecología, en un modo feminista y maternal con colores brujos, paganos y autónomos. Las fotografías y vídeos forman parte de mi archivo desde 2012 hasta 2020, de viajes entre Colombia y Francia. Hay citas ecofeministas de escritoras y activistas como Starhawk, Dona Haraway e Isabelle Stengers. Refiriéndose a esto último en un artículo publicado en la revista "Terre de feu" de Jef Klak en enero de 2021. Le doy a mi hijo Isaac herramientas rituales para transformar su conexión con la tierra y con las mujeres, a pesar de la sociedad.


EN 

This video is a sensitive journey that tells my son about the current situation of ecology, in feminist and maternal mode with witchy, pagan, and autonomous colors. The photographs and videos are part of my archive from 2012 to 2020, from travels between Colombia and France. There are ecofeminist quotes, including from writers and activists like Starhawk, Dona Haraway, and Isabelle Stengers. Referring to the latter in an article published in the Jef Klak magazine "Terre de feu" in January 2021. I give ritual tools to my child Isaac to transform his connection to the earth and to women, despite society.






HACEDORAS DE LLUVIA





Hacedoras de lluvia, vidéo, Full HD (1080p) transférée à H.264, 11’49 min, 2020
(pour regarder la vidéo me contacter svp)






FR
La vidéo Hacedoras de Lluvia est le résultat d’une résidence au caraïbe colombien, à Plataforma Caníbal. La vidéo est l’histoire d’une traversée des régions de Montes de María près de Cartaghène, port d’arrivés des personnes traités comme esclaves, venue d’Afrique, ainsi qu’une région chère à mon enfance. Des rencontres faits autour d’un convite, de la nourriture et du Bullerengue, des chants afrocolombiens transmis par les femmes. Mes questionnements autour de ma partie de mémoire là-dedans, leur formes désobéissantes de vie, leur cosmogonies et leur luttes alimentaires, territoriales, culturelles. Le tout est mis en rapport au voyage, au climat du moment, à l’expérience et à une forme de résiliation partagé avec moi, migrante d’Abya Yala.


ES
El vídeo Hacedoras de Lluvia es el resultado de una residencia en el Caribe colombiano, en Plataforma Caníbal. Es el relato de un viaje por  Montes de María, cerca de Cartagena, puerto de llegada de personas venidas desde África, tratadas como esclavas, así como una región muy querida de mi infancia. Encuentros realizados en torno a un convite, comida y bullerengue, canciones afrocolombianas transmitidas por las mujeres. Mi cuestionamiento en torno a mi parte de memoria en esto, sus formas de vida desobedientes, sus cosmogonías y sus luchas alimentarias, territoriales, culturales. Todo ello está relacionado con el viaje, el clima del momento, la experiencia y una forma de resiliencia compartida con migo, migrante de Abya Yala.

IN
The video Hacedoras de Lluvia is the result of a residency in the Colombian Caribbean, at Plataforma Caníbal. The video is the story of a journey through Montes de Maria, near Cartagena, port of arrival of people coming from Africa, treated as slaves, as well as a very dear region of my childhood. Encounters made around an invitation to make food and sing bullerengue, Afro-Colombian songs transmitted by women. My questioning around my part of memory in this, their disobedient ways of life, their cosmogonies and their food, territorial, cultural struggles. All this is related to the journey, the climate of the moment, the experience and a form of resilience shared with me, a migrant from Abya Yala.






















MEZCLA AUTÓNOMA




Caribe, Colombia






Vue de l’installation, 65e Salon de Montrouge, 2021














   

          Mescla & Autónoma, de la série Mezcla, Photo-performance, Impression sur velours, bois, 140cm x 212cm, 2019-2020.







   


      Catalogue 65e Salon de Montrouge, texte La Feuille et le Sang, Cécilia Becanovic, Paris, France, 2021.
      Lien vers 65 Salon de Montrouge







FR
Installation autour de l’écofeminisme et la résilience. Le triangle assume de manière symbolique la violence et la dureté des sujets traités entre justice sociale, écologique et féministe.

EN
Installation about ecofeminism and resilience. The triangle assumes in a symbolic way the violence and the hardness of the subjects treated between social, ecological and feminist justice.

ES
Instalación sobre ecofeminismo y resiliencia. El triángulo asume simbólicamente la violencia y la dureza de los temas tratados entre la justicia social, ecológica y feminista.


Ci-bas La feuille et le sang un texte, par Cécilia Bécanovic de Marcelle Alix, rétraçant d’autres travaux de mon parcours jusqu’à l’installation actuelle.

FR

LA FEUILLE ET LE SANG
Cécilia Becanovic
65è SDM

Dans une courte vidéo de 2015, Reconstruire une feuille, nous voyons un gros plan sur les mains de l’artiste colombienne Ana Tamayo, occupées à reconstituer une feuille d’arbre à la manière de Cocteau dans Le testament d’Orphée, lorsqu’il ressuscite par un fascinant mouvement à rebours une fleur d’hibiscus. Deux minutes suffisent à Ana Tamayo pour réunir les fragments de limbe foliaire autour de la nervure principale et ses nervures secondaires. Chez Cocteau et Ana Tamayo, ce geste défend un temps divergent et utopique. C’est l’image d’une transformation : celle de la rencontre avec le réel entrevu sous l’angle de la destruction commutée en une chose douce et apaisante. Si Cocteau mêle son sang au calice rouge vif de la fleur, Tamayo se soucie de lever un sens en mimant l’éternel retour de ce qu’on a cherché à faire disparaître, soit l’éternel retour de la « feuille » – symbole du métissage pour l’artiste – comme dépassement actif de toute tentative d’infériorisation ou d’amputation.

Une photographie de peau de papaye marquée par un couteau qui a divisé la chair du fruit en rectangles réguliers est un signe de plus. Chaque forme existante revisitée revient à évoquer des mains dans la terre, des cosmovisions indigènes et des traditions qui préservent les rêves, les souvenirs et les émotions. Ana Tamayo utilise une énergie affirmative en tant que femme et sa capacité à se mettre en relation pour évaluer le contexte écologique et se rapprocher des mouvements d’autonomie alimentaire issus des « premiers peuples libres » d’Amérique du Sud. La vidéo Lettre à Isaac, adressée à son fils, ressemble au bâton dans les roues préconisé par Henry David Thoreau. Tenu par des mains toujours plus nombreuses, il pourrait bien arrêter la machine.


ES

LA HOJA Y LA SANGRE
Cécilia Becanovic

En un breve vídeo de 2015, Reconstruyendo una hoja, vemos un primer plano de las manos de la artista colombiana Ana Tamayo ocupadas en reconstruir una hoja de árbol a la manera de Cocteau en El testamento de Orfeo, cuando resucita una flor de hibisco con un fascinante movimiento hacia atrás. Ana Tamayo sólo necesita dos minutos para recomponer los fragmentos del limbo alrededor de la vena principal y sus venas secundarias. Para Cocteau y Ana Tamayo, este gesto defiende un tiempo divergente y utópico. Es la imagen de una transformación: la del encuentro con la realidad vista desde el ángulo de la destrucción convertida en algo dulce y tranquilizador. Si Cocteau mezcla su sangre con el cáliz rojo brillante de la flor, Tamayo se ocupa de levantar un sentido mimetizando el eterno retorno de lo que hemos querido hacer desaparecer, es decir, el eterno retorno de la "hoja" -símbolo del mestizaje para el artista- como superación activa de cualquier intento de inferiorización o amputación.

Una fotografía de la piel de una papaya marcada por un cuchillo que ha dividido la pulpa de la fruta en rectángulos regulares es una señal más. Cada forma existente revisada equivale a evocar las manos en la tierra, las cosmovisiones indígenas y las tradiciones que preservan los sueños, los recuerdos y las emociones. Ana Tamayo utiliza una energía afirmativa como mujer y su capacidad de relación para valorar el contexto ecológico y conectar con los movimientos de autonomía alimentaria de los "primeros pueblos libres" de Sudamérica. El vídeo Carta a Isaac, dirigido a su hijo, es como el palo en la rueda preconizado por Henry David Thoreau. Sostenida por más manos, bien podría detener la máquina.



EN 

THE LEAF AND THE BLOOD
Cécilia Becanovic

In a short video from 2015, Reconstructing a Leaf, we see a close-up of Colombian artist Ana Tamayo's hands busy reconstructing a tree leaf in the manner of Cocteau in The Testament of Orpheus, when he resurrects a hibiscus flower with a fascinating backward motion. Two minutes are enough for Ana Tamayo to reassemble the fragments of the leaf blade around the main vein and its secondary veins. For Cocteau and Ana Tamayo, this gesture defends a divergent and utopian time. It is the image of a transformation: that of the encounter with reality seen from the angle of destruction switched into something sweet and soothing. If Cocteau mixes his blood with the bright red calyx of the flower, Tamayo is concerned with lifting a meaning by mimicking the eternal return of what we have sought to make disappear, that is to say the eternal return of the "leaf" - symbol of miscegenation for the artist - as an active overcoming of any attempt at inferiorization or amputation.

A photograph of papaya skin marked by a knife that has divided the flesh of the fruit into regular rectangles is one more sign. Each existing form revisited amounts to evoking hands in the earth, indigenous cosmovisions and traditions that preserve dreams, memories and emotions. Ana Tamayo uses an affirmative energy as a woman and her ability to relate to assess the ecological context and connect with the food autonomy movements from the "first free peoples" of South America. The video Letter to Isaac, addressed to her son, resembles the stick in the wheel advocated by Henry David Thoreau. Held by ever more hands, it could well stop the machine.





Papayuela Aterciopelada, Installation, Impression photographique sur Velours,
140cm x 212cm, 2016-
2020.


Lettre à Isaac, vidéo Full HD (1080p) transférée à H.264, 11’00 min, 2021
(pour regarder la vidéo me contacter svp)






Hacedoras de lluvia, vidéo, Full HD (1080p) transférée à H.264, 11’49 min, 2020
(pour regarder la vidéo me contacter svp)


Usurpadoras, fotografía de performance, impresion algodon baryta, 30 cm X 25 cm, 2019

   

ES
Usurpadoras hace parte del resultado de una residencia en Plataforma Caníbal. En estas fotografías performativas con el colectivo colombo-peruano, habitantes de Madrid, Raíces aéreas evocamos preguntas como: qué tipo de mestizaje seremos ? Qué identidades canibalizamos? Cuales son nuestra raíces? Somos unas usurpadorxs?


FR
Usurpadoras fait partie du résultat d'une résidence à Plataforma Caníbal. Dans ces photographies performatives avec le collectif colombo-péruvien Raíces aéreas, habitants à Madrid, nous évoquons des questions telles que : quel genre de métissage sommes-nous ? Quelles sont nos racines ? Quelles sont les identités que nous cannibalisons ? Sommes-nous des usurpateur.es ?


AN
Usurpadoras is part of the result of a residency in Plataforma Caníbal. In these performative photographs with the Colombian-Peruvian collective Raíces aéreas, living in Madrid, we evoke questions such as: what kind of mixed race are we? What are our roots? What are the identities we cannibalize? Are we usurpers?


                




Mark

RESISTING THE PRESENT



Photomontage, Resisting the present, 2020



Resisting the present fait partie de l’activation de Antlia et ces Vaisseaux. C’est des actions performatives dans les rues de Sain-Denis, en île de France. C’est un travail à l’aide des masques de catch et du Vaisseau O. Résultat d’une résidence à la Maison Jaune, lieu d’expérimentation sociale, artistique et urbaine. Une performance artistique où la matière vivante sont les participants, les passants, ainsi que les objets et les lieux trouvés dans notre chemin. Cela questionne nos choix de vie, nos modes de consommation et de production. Un sujet grave dans une ambiance légère. Catch ta poubelle. Ces balades connectent nos puissances pour observer, et -dans l’idéal-, imaginer ensemble un autre présent.⁣⁣





         

NATURA’S

Reserva Salvamontes, Antioquia, Colombia.







Rêve d’Almanegra, Installation, Impression photographique sur bois, 200 cm x 90cm x 1cm ch/u, Cité internationale des arts, Paris, 2017 - 2018.




Aux paysan.nes vaincu.es et aux autres, Performance et Installation, Texte d’Ana Tamayo avec Dorothée Caradec & Serge Glissant, bois, râteau paysan, dimension variable, Mois de La photo du Grand Paris, 6b, 2017



« Le plus court chemin d’un point A à un point B n’est pas la ligne droite mais le rêve » Proverbe berbère

Natura’s est la prolongation d’Oikos et d’Antlia, un chemin entre la Colombie et la France. L’origine est la lutte pour la terre qui a dégénéré en guerre civile depuis plus de 60 ans. A partir des relations entre les ressources naturelles et les habitants de ces territoires -paysans, indiens et autres damnés de la terre, je parcours un chemin politique et poétique pour raconter les rapports actuels à la terre.

Almanegra, un arbre qui devient rêve, en est le symbole de resistence. Rêve d’Almanegra a surgit de mes archives photographiques entre disparition et trace d’oublie, cet arbre évoque ce territoire malmené, effacé par l’épaisseur du brouillard. Cette image m’a permis de créer la performance Aux paysannes vaincues et aux autres, composé du texte Imaginer! et d’une installation avec un râteau paysan.

Ensuite le vrai Almanegra de Ventanas, un arbre endémique de Ventanas-Colombia, en voie d’extinction trouvé à la réserve Salvamontes, est montré comme fait scientifique. Il lie le point A au point B, un rêve de disparition et sa réalité. Il y a aussi la mauvaise herbe un symbole de migration. Une herbe, appelée mauvaise, qui s’accroche à un mur de Paris.


   
         
















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RESERVA SALVAMONTES, ANTIOQUIA, COLOMBIA















García, N. (ed.). 2007. Libro Rojo de Plantas de Colombia. Volumen 5: Las magnoliáceas, las miristicáceas y las podocarpáceas. Serie Libros Rojos de Especies Amenazadas de Colombia. Bogotá, Colombia. Instituto Alexander von Humboldt - CORANTIOQUIA - Jardín Botánico Joaquín Antonio Uribe de Medellín - Instituto de Ciencias Naturales de la Universidad Nacional de Colombia - Ministerio de Ambiente, Vivienda y Desarrollo Territorial. 236 p. Almanegra de Ventanas, p. 75.







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