PINK MEMORY




C’est un travail personnel qui a commencé dans mon postpartum. Suite à une maladie j’ai eu des menstruations abundantes pendant plus de 1 an après mon accouchement. À côté de ceci une grande anxiété indéfinissable. J’ai décidé donc d’utiliser mon sang et de faire un archive chaque mois de mon vissage peint avec. Ainsi que des petits molotovs avec ce sang qui venait se cracher sur du papier. Des lectures de Monique Wittig, Starhauwk ou Paul B. Preciado m’ont accompagné pendant cette année de travail. Quand mon enfant a eu un peu plus de 2 ans j’ai eu une levé d’une amnésie traumatique qui m’as permit d’identifier ma peur, peut-être aussi ma maladie, j’ai été abusée par pédophile à cette âge là. Par la suite j’invite cette peur à faire partie de ma force.

Ceci est un appel féministe et queer à réanimer une mémoire libertaire. Il y a ce sujet tabou du sang, non pas au féminin, mais du sang menstruel queer, qui doit rester dans la sphère du privé, encore au XXI siècle, alors que cela fait partie des conditions de vies des beuacoupx. Ce que cela (le sang menstruel) implique de précatité pour certeinesx, ce qui implique de douleur pour d’autresx ou des pratiques sorcières pour celleux qui aiment partager leur sang aux plantes, faire des selfies hors normes ou l’utiliser comme matériel de dessin.